Pierre qui roule n'amasse pas mousse
- carolineverstaen
- 18 déc. 2022
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 2 janv. 2023

Ce matin, je me décide – enfin ! – à piocher un papier pour mon challenge d’écriture. Cela fait plusieurs jours que je tourne autour du pot. Il est là, posé sur la table où je passe la majorité de mon temps. J’ai déjà tenté de piocher dedans. Enfin piocher… le pot est trop petit pour pouvoir mélanger les papiers avant d’en piocher un. Donc j’ai vidé le contenu sur la table pour prendre un papier… Et puis non ! Ce n’était pas le moment. Alors, j’ai tout remballé. « On verra plus tard ! »
Hier soir, en me couchant, je me suis dit : « Allez, demain matin, si l’élan est là, tu tires un papier le matin et ainsi tu as la journée pour laisser venir l’inspiration. »
Alors, ce matin, avant d’aller me doucher, l’élan étant là, je pioche un papier.
Et je souris, car je me souviens alors de ce qu’elle m’avait écrit en m’offrant cette expression.
« Bon alors je sais pas pourquoi, mais le truc qui est là pour ton challenge : “pierre qui roule n’amasse pas mousse” 🤪 Bonne chance ! »
Bien évidemment, c’est son papier que je pioche en premier 😄
Je me rends dans ma salle de bain et je n’ai pas encore un pied dans la douche que ça y est, l’inspiration arrive. Alors commence l’écriture du texte. Dans ma tête. Je me dis alors combien il est dommage que je ne puisse pas prendre de notes sous la douche.
« En sortant de la douche, je regarderai la signification exacte de l’expression “Pierre qui roule n’amasse pas mousse”. » En attendant, j’imagine une pierre qui roule, en mouvement, qui ne peut alors amasser de la mousse. Qui ne fait qu’avancer, avancer, avancer. Sans que la mousse ne puisse s’installer dessus. Toujours en mouvement. Qui ne s’arrête jamais. Ne se repose pas.
Je pense alors à moi et mon besoin de contrôler la vie. Et combien de fois la vie a mis sur mon chemin des choses qui m’ont fait me rappeler que je ne contrôle pas tout.
Une histoire d’amour inattendue.
Un cancer.
Tout comme je ne contrôle pas ce flow dans lequel je suis, là, sous ma douche, alors que je ne peux rien noter. Je me rappelle combien je ressens de la joie quand je suis dans ce flux de créativité. Combien j’aime écrire. Combien aimer écrire ne signifie pas forcément vouloir écrire tous les jours. Que même si je n’écris pas pendant des semaines, des mois, l’écriture m’anime, me fait vibrer.
Je me rappelle combien créer me met en joie. Je repense au dernier soin matriciel de Lorence. Alors qu’elle nous invitait à nous placer dans notre utérus, c’est la joie qui est apparue. Comme à chaque fois que je me connecte à mon utérus. Créer me met en joie. Écrire, broder, dessiner, coller, etc.
Je commence alors à lister ce qui me met en joie. Puis, je me dis que je garderai cette liste pour quand je tirerai le mot proposé par Livia.
Je suis dans cette effervescence créatrice, cette effervescence de pensées et…
« Et si, en fait, ce qui compte, c’est ce qui est en train de se passer à l’instant. Ces pensées et ces émotions qui te traversent. Oui, ce serait chouette de l’écrire. Mais le plus important ne serait-ce pas ce que tu es en train de réaliser ? Que tu l’écrives ou pas, cela te traverse. C’est là. Te rappeler ce qui te met en joie. Réaliser que tu essaies encore de contrôler. C’est ça qui compte. »
Alors, lâchant la pression de retenir pour écrire, je laisse mes pensées créatrices continuer à me traverser, sans rien chercher à retenir.
Challenge créatif Le Pot aux Roses
Merci Delphine ❤️







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